2008-2010

Publié le par buse-air-blog.over-blog.com

Coucou, me revoilà...

J'ai pas eu trop de temps à consacré à l'écriture de ce blog dernièrement. Essayons d'y remédier.

 

Dans le dernier article, je vous expliquais que j'étais arrivé sur la bassin d'Arcachon avec mon nouveau propriétaire-pilote. C'était en juin 2008. On a ralié la méditerranée (Béziers) à l'atlantique (Arcachon) en moins de 3h de vol, par une belle journée ensoleillée. Pour une première prise de contact, tout c'est bien déroulé.

 

Arrivé à Arcachon, j'ai cohabité dans un hangar avec plein d'autres avions: Cessna 172, DR400, Mooney, et même un hélicoptère Jetranger... Au début, j'avais pas trop de place, alors j'ai replié mes ailes. Heureusement, mon concepteur avait tout prévu, et il ne faut que 5mn pour plier et déplier mes ailes.

S5000833.JPG

 

Ensuite, j'ai été accepté, et au départ de l'hélicoptère du hangar, j'ai eu une vrai place à moi, et j'ai definitivement déployé mes ailes. C'était mieux comme ça.

 

Pendant les premiers mois, mon pilote et moi avons volé seuls tout les deux, afin de s'habituer l'un à l'autre. Ensuite, au printemps suivant, j'ai commencé à emmener des gens en promenade au dessus du bassin d'Arcachon avec mon pilote. Il avait pris la peine de m'installer un parachute au cas où quelque chose tournerait mal au cours d'un vol. La sécurité, surtout celles de mes passagers, c'est important.

 

S5000739.JPG

 

Puis vers le début de l'été, j'ai commencé à faire un peu d'instruction avec mon pilote qui est aussi instructeur. On a débuté avec un jeune pilote de mirage 2000 de l'armée de l'air. Et oui, aussi étrange que cela puisse paraitre, on peut piloter un jet de combat sans pour autant avoir le brevet necessaire pour piloter un ULM. On n'y peut rien, c'est une question de réglementation... et en France la réglementation n'est pas toujours simple.

 

Donc nous voilà parti à faire quelques vols d'instruction avec un pilote de chasse à bord. J'étais fière. Cinq ou six heure plus tard, le jeune pilote de chasse repartait avec son brevet de pilote ULM en poche. Et la saison a continuée doucement avec des vols sur le bassin: dune du Pyla, banc d'Arguin, cap Ferret, île au oiseaux, etc... Parfois on poussait un peu plus au sud, jusqu'au lac de Biscarrosse. On est même allé du coté de l'embouchure de la Gironde...

 

S5000728

 

C'était très enrichissant de faire découvrir tout ça aux touristes de passage. Certain y ont pris goût, et un jeune étudiant est même revenu en automne pour commencer sa formation de pilote d'ULM.

 

C'est d'ailleurs à peu près à ce moment que mon propriétaire-pilote à décidé de me peser. En France, pour être un ULM il ne faut pas peser plus de 450kg au décollage (472.5kg quand comme dans mon cas on a un parachute). 

 

Ayant été conçu à une époque ou ces problèmes de poids n'étaient pas vraiment important (même s'ils ont toujours été inscrit dans la réglementation), et ayant pris un peu de poids au fil des ans (quelques réparations, quelques aménagements et autre options), mon propriétaire-pilote s'est aperçu que je ne permettais pas d'emmener suffisement de charge utiles pour continuer à voler dans le strict respect de la réglementation. En gros et sans décodeur, je suis trop lourd, et à moins que pilote et passager ne totalisent pas plus de 150kg, je dépasse la limite autorisée. Je suis donc condamné à perdre du poids, ou à n'emener qu'un seule personne (mon pilote) dans les airs...

 

J'ai donc quitté Arcachon, où j'ai été vite remplacé par un ULM Skyranger bien plus léger que moi (mais aussi moins beau et moins performant) qui permettaità mon propriétaire de continuer son activité sans être en délicatesse avec la réglementation. Je suis allé sur la base ULM St Exupéry à Montpezat d'Agenais. Là c'était un peu plus triste, puisque mon pilote ne venait me voir que de temps en temps, et seulement pour des petits vols afin que je ne me rouille pas trop... J'étais à vendre, mais j'intérréssais pas grand monde avec mon problème de poids.

 

Au bout d'un an, mon propriétaire pilote à décidé de me garder, en partie parce qu'il avait trouvé un hangar plus proche de chez lui et moins chère que celui de la base ULM St Exupéry pour m'héberger, mais aussi parce qu'il aime voler avec moi. Du coup on a recommencer à voler ensemble plus souvent.

 

Depuis septembre 2010, je suis sur la base ULM de Bazas, au sud de Bordeaux. C'est assez calme, et je partage le hangar avec un ULM Savanah, un avion MS Rallye et un Piper Cub en rénovation. La piste est en herbe et elle est courte (environs 400m) et en pente des deux cotés. Ca change d'Arcachon avec sa piste en dure de 1400m. Au moins ça fait travailler mon pilote à chaque fois qu'il doit me poser, quelque soit le sens du vent.

 

Cette fois j'espère bien qu'on va voler ensemble plus souvent... j'ai l'impression qu'il veut m'emmener faire des navigations dans la région, et même allé jusqu'aux Pyrénées. Ca serait génial, non ?!

 

Allez, je vous laisse... j'entend les portes du hangar qui s'ouvrent.

A bientôt.

Commenter cet article